EN BREF

Danseur et chorégraphe, François Lamargot s'inscrit dans un processus de création singulier au carrefour de plusieurs formes artistiques.

Dès son plus jeune âge, il évolue dans le milieu du théâtre parisien et se familiarise avec la scène et les tournées. Peplum, Spectateurs (mise en scène : Didier Braun), Il est où Kader (mise en scène : Maryse Pouhle). Des pièces produites par la compagnie Passage Public en résidence annuelle au théâtre de Ménilmontant et qui le conduiront à tout juste dix ans au festival Off d'Avignon 1995 et 1998. 

A l'adolescence François se passionne pour la danse et suit une formation académique dans plusieurs écoles parisiennes : Kim-Kan, Harmonic, AID, Conservatoire du 20ème arrondissement … Ne souhaitant pas se cantonner à une seule technique, il évolue en parallèle dans le milieu hip-hop. Avec son groupe, La XXe Tribu, il multiplie les expériences en battles ainsi qu'en spectacles de rue et enrichit sa gestuelle à travers le break et la house dance …

Sa carrière professionnelle commence dès ses 17 ans dans différentes comédies musicales (Gladiateur, Belle, Belle, Belle...). Trois ans plus tard, l'envie d'approfondir sa recherche sur le mouvement le pousse à chorégraphier sa première pièce, Horizon. C'est tout naturellement que son groupe l'accompagne dans cette démarche et la création sera finalement programmée en 2008 aux Rencontres Urbaines de la Villette. Il se dirige alors vers le travail en compagnie et ses influences diverses lui permettent de travailler avec des chorégraphes aux langages variés tels que George Momboye (Le Sacre Du Printemps ; Correspondances ; Quatuor Bella Bartók) ; Salia Sanou et Seydou Boro (Djan-Djo) ; Claude Brumachon (Folie), Blanca Li (Macadam Macadam) ou encore Antony Egea (Compagnie Rêvolution) dans Clash....

En 2011, fort de ses nouvelles expériences, il présente sa deuxième pièce, Akasha, dans laquelle aussi bien les danseurs que lui-même ont gagné en maturité et ont su traduire une cohésion de groupe. François y développe un genre nouveau où danse contact et fondamentaux hip-hop se rencontrent. Parallèlement, il devient l'assistant chorégraphe d'Anthony Egéa. Notamment pour le Beijing Contemporary Dance Theater en 2011 avec Middle, puis pour Rage réunissant des danseurs du continent africain : des créations à l'échelle internationale qui contribuent à forger son inspiration et son expérience scénique. S'en suivent alors de nombreux échanges avec l'Afrique de l'ouest où il intervient régulièrement pour des échanges et stages divers. Il suit notamment un 2014 une formation à l'Ecole des Sables de Germaine Acogny.

Il poursuit son parcours d'interprète et danse plus récemment pour Ibrahim Sissoko (Liaison Quatuor ; Le Lac des Cygnes);  Yann Lheureux (Flagrant Délit ; Instinct) ou encore Laura Scozzi (Barbe Neige et les sept petits cochons aux bois dormant). Mourad Merzouki fait également appel à lui en tant qu'assistant chorégraphe pour la création Wasteland en partenariat avec l'Académie Fratellini.

En 2015, il présente sa troisième pièce, Gardien du Temps, s'inspirant des écrits d'Henry Gougaud. 

Toujours désireux de faire évoluer son processus créatif, François transpose son univers à la vidéo. En véritable passionné de cinéma, il finalise en 2016 le court-métrage Les Ailes de l'air puis Reflet faisant introduction à son projet de solo. La même année il reprend le chemin des battles et remporte l'Open Your Mind lors du Notorious IBE.  Après deux années de recherche, François présente son solo Reflets pour la première fois au festival Suresnes Cités Danse 2018 : un spectacle singulier à la frontière entre danse/théâtre et vidéo. Une forme atypique qui l'inscrit dans une nouvelle évolution.

Chorégraphier et mettre en scène lui permet de synthétiser son parcours dont il retient les processus possibles de création tout en gardant des convictions qui font sa singularité :

« Mon mode d’expression se veut poétique. Je tente d’exprimer une réalité du monde par le langage de la métaphore et de la suggestion, tant pour les danseurs que pour les spectateurs qui s’invitent au voyage. La poésie permet une distance capable d’une autre compréhension des événements. Car elle a pour toile de fond, la paix nécessaire pour constater ce qui passe, ci et là. Or le plus grand inspirateur de mon travail reste mes rêves, une clé qui me permet de réinterroger mes certitudes. »   F. Lamargot

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